Serge H. Moïse… un homme de loi, et de lettres !

Serge H. Moïse, créateur et auteur de Moïku

Serge H. Moïse, créateur et auteur de Moïku

Me Serge H. Moïse, avocat, écrivain et poète nous livre, dans Moïku, ses analyses et réflexions dans un langage simple et clair avec une finesse d’esprit digne des grands auteurs des temps modernes. Libre penseur, il fait la guerre à la pensée unique et se méfie des certitudes, ce pourquoi il questionne tout et en tout temps.

Petit-fils d’avocat et fils de notaire, il se vante d’être un enfant de la basoche et sa réputation de juriste compétent et intègre a traversé depuis longtemps les frontières de plusieurs pays appartenant à la famille romano-germanique.

En 1962, en Haïti, son pays d’origine, il venait de boucler ses études classiques lorsqu’il fut forcé à l’exil, pour avoir participé activement à une grève organisée par des étudiants réclamant le respect des droits et libertés des citoyens et éviter au pays les affres de la dictature naissante.

Le Québec, terre d’accueil par excellence, lui a permi d’échapper à une mort certaine et est vite devenu son pays d’adoption. Depuis, il se définit comme étant haïtiano-québécois.

À la demande expresse de sa mère qu’il adorait, il s’est par la suite inscrit à l’École Polytechnique de l’Université de Montréal pour découvrir peu de temps après que ce n’était pas l’orientation qui lui conviendrait le mieux. Il fit donc ses premières armes dans la gestion des affaires. C’est ainsi qu’il eut le privilège d’administrer le Perchoir d’Haïti, première entreprise commerciale implantée au pays par son dynamique cousin, feu Carlo Dorléans Juste, considéré à juste titre comme un grand ambassadeur de la culture haïtienne au Canada.

Les Québécois furent heureux de découvrir la finesse de cette cuisine tropicale ainsi que la musique trépidante de ces descendants africains échoués dans les caraïbes il y a deux siècles, les inoubliables Nono Lamy, Ti Roro, Aga Jean-Baptiste, Alfred Dorlette et Joe Trouillot. C’est également à cette adresse que furent organisés «les lundis de la poésie», animés par le poète québécois Gilbert Langevin, ainsi que par Roland Morisseau, Serge Legagneur, Gérard V. Étienne, Anthony Phelps, pour ne citer que ceux-là, fraîchement arrivés d’Haïti, y compris, évidemment, l’auteur de Moïku.

Toute bonne chose ayant une fin et pas toujours la plus souhaitable, le Perchoir d’Haïti a vécu son historicité, ce qui amena Serge H. Moïse à s’orienter vers d’autres activités, car entre-temps, il devient père de famille. Il se tourna donc vers l’industrie de l’assurance où il fit une belle carrière à titre de courtier agréé. Mais la basoche finit par le happer, ainsi que les belles lettres, comme en atteste Moïku, son tout premier recueil.

Ce rapide survol de son parcours pourrait laisser croire que l’auteur a toujours eu la vie facile. Que non! Les crabes dans le panier ne l’ont pas épargné, aussi bien dans son pays d’origine que dans la belle province. Lors d’une entrevue accordée au journal « Le Montréal Africain », où il était question de création d’emplois pour les 70% de chômeurs haïtiens (le tout devant être financé par le Fonds Haïtien de Solidarité, projet conçu et élaboré depuis une vingtaine d’années par nul autre que lui-même), quelle ne fut pas la surprise de tous en apprenant qu’un avocaillon du barreau de Montréal, lequel était d’origine haïtienne et fort mal intentionné, a pris la sotte décision de porter plainte contre lui pour pratique illégale du droit dans la belle province. Dénonciation aberrante, fallacieuse qui témoigne d’une absence totale d’éthique, de moralité et de dignité humaine de la part de ce quidam et de ses semblables qui ont applaudi une telle bassesse.

Le jour de l’audience, alors que le délateur brillait par son absence, Me Moïse, affichant le sourire de celui qui n’a rien à se reprocher, fit une telle démonstration de sa maîtrise des sciences juridiques et des techniques de plaidoirie, que des confrères québécois n’ont pas manqué de le féliciter à la suite de sa brillante prestation.

Questionné à savoir s’il comptait introduire une action en demande reconventionnelle contre l’individu en question, conformément aux lois régissant la matière, il répliqua avec calme et sérénité: «Ignorons la canaille».

Voilà en un mot comme en cent, un bref aperçu de cet homme que nous admirons profondément et qui nous livre une parcelle de sa vaste culture et de son vécu dont il a tiré tant de leçons et qui nous rappelle, à chaque fois que l’occasion se présente, les propos du grand Socrate: «Il y a une chose que je sais, c’est que je ne sais rien».

Ce qui est sa façon à lui de nous dire de ne jamais rien prendre pour acquis et qui explique que son ouvrage, Moïku, invite le lecteur à la réflexion et au questionnement, sources de toute lumière.

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3 commentaires pour Serge H. Moïse… un homme de loi, et de lettres !

  1. roses57 dit :

    Bravo et mes félicitations mon ami bravo

  2. mbernodji Sosthène dit :

    Merci maitre,tu es une source intarissable d’inspiration pour nous jeunes africains

  3. Isaac dit :

    Felicitation

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